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20 Mar.

Le smile-out, ou bien-être au travail : une culture à transmettre

Par HARMONY
PATRICE REYDON  

Chef d'entreprise, c'est une fonction plus qu'un métier. Et selon les buts que l'on se fixe, cela peut devenir une vocation, à condition que l'on pense son activité non seulement en termes de rentabilité, mais aussi de management, d'innovation, d'évolution collective.

Travail d'équipe et intérêt collectif

Parcourons l'open space de mon entreprise. Nous sommes dans le sud de la France. Déjà, après la fraîcheur matinale de ce mois de mars, les rayons du soleil inondent les bureaux et communiquent une chaleur encore légère.

L'ambiance est sereine : ici, des rires fusent d'un petit groupe entre deux échanges soutenus. Le problème de l'un devient celui des autres : plutôt que de s'enfermer seul dans la difficulté, on échange avec un collègue ou on mobilise un petit groupe. Chaque démarche a de la valeur et personne ne perd son temps à la justifier.

Soit je gagne, soit j'apprends

Plus loin, dans l'espace de réunion informel, je suis frappé par l'intensité des regards et la concentration des intervenants qui se succèdent : on travaille certainement sur un nouveau projet. Dans le hall d'entrée, les personnes que je croise affichent un grand sourire et se congratulent mutuellement pour les bons résultats annoncés le matin.

L'innovation, ce terme à la mode, recouvre néanmoins une valeur précieuse. Dans tous les services, des expérimentations sont réalisées de-ci de-là, sans pression autre que celle de déboucher sur une conclusion, voire une direction. Nelson Mandela disait : " Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends." À l'intérieur de l'entreprise, dans le cadre d'une concertation raisonnée, l'innovation est un outil d'émulation et d'évolution formidable.

L'entreprise idéalisée ? Non, un pragmatisme volontaire

Cette vision de l'entreprise n'est pas un rêve. C'est celle que je vis, avec mes collègues, au quotidien. Certes, des difficultés subsistent, des obstacles doivent parfois être évités, des réglages sont continuellement nécessaires. Mais chacun participe à ces efforts communs en ayant en ligne de mire l'intérêt collectif, gage d'épanouissement individuel.

Pour y parvenir, impossible d'appliquer un système RH bien ficelé, des kits de leadership tout-en-un ou encore des principes "qui ont fait leurs preuves". Mon entreprise est unique. Son marché ne l'est peut-être pas, ni ses problématiques de croissance, ni certainement ses difficultés - mais ceux qui la constituent composent un ensemble original. Une culture unique, en constante évolution.

Le smile-out, un atout pour l'entreprise

Face à ces considérations, je mesure le privilège qui est le mien, surtout lorsqu'il me vient à l'esprit ces états que j'ai traversés précédemment : le burn-out, quand le corps, épuisé, vous lâche et vous confronte à vos propres limites ; le bore-out, quand découragé vous ne parvenez plus à trouver en vous l'étincelle qui permet de faire un pas de plus.

Mais aujourd'hui, place au smile-out : mon bien-être au travail est devenu l'atout premier de mon entreprise et le socle de sa culture.

Dans Le Petit Prince, Antoine de Saint Exupéry dispensait un conseil précieux aux apprentis navigateurs : " Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose... Si tu veux construire un bateau, fais naître dans le coeur de tes hommes et femmes le désir de la mer."

Il en est de même dans l'entreprise, cet autre océan parfois agité. Partagez avec vos employés votre vision du bien-être au travail : vous ferez naître dans leur coeur le désir d'en devenir un pilier.


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